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Le reportage du 18/20 de France Culture consacré au Volume 1 et plus particulièrement au témoignage de Ghislaine Antou Matouba Fouma.

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France Culture, le reportage du 18/20

6 mars 2009

Entretien avec Eric Fassin

Nouvel Observateur

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Lien http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/pa...

Quel est le bilan de la politique d’immigration dont Nicolas Sarkozy veut faire une des clés de son mandat ? Sociologue, enseignant à l’Ecole normale supérieure et membre du collectif Cette France-là, Eric Fassin dévoile les conclusions d’une contre-expertise au scalpel.

Pourquoi ce livre et pourquoi l’avoir intitulé « Cette France-là » ?

Notre collectif est né d’une volonté : regarder en face la France qui se dessine aujourd’hui sous nos yeux. Pendant la campagne présidentielle, nos affiches donnaient à voir des étrangers expulsés - leur histoire, mais aussi leur visage. Quant au livre, il prend pour point de départ l’élection de Nicolas Sarkozy et il procède d’un double étonnement. D’un côté, il se passe quelque chose. Qui d’entre nous, il y a seulement dix ans, aurait pu imaginer vivre dans « cette France-là », un pays qui s’enorgueillit de ses quotas d’expulsions ? Il y a bien une rupture. D’un autre côté, il ne se passe rien. Les politiques font comme si de rien n’était - « On n’est tout de même pas sous Vichy ! » Quant à nous, nous ne voulons pas attendre les historiens de demain pour analyser ce qui se passe aujourd’hui.

La composition de cet ouvrage collectif est surprenante...

C’est un objet (politique et intellectuel) non identifié. Un beau, un gros livre, qui s’accorde à la dignité et à l’importance de son sujet ; un style glacé, pour comprendre avant de condamner. Nous voulons percer l’indifférence en déjouant les catégories attendues. Sans être des experts, nous sollicitons une palette de savoirs (sociologie, économie, droit, démographie, philosophie...), mais aussi de savoir-faire (journalisme, militantisme), pour composer une somme. Et nous mélangeons les genres : histoires de vie d’expulsés, portraits de préfets, inventaire des pratiques policières, judiciaires, bureaucratiques... On ne peut pas se contenter de faire appel à des affects (la compassion, l’indignation) ; nous voulons mobiliser l’intelligence des lecteurs (démonter la logique des discours et reconstituer la logique des pratiques). Autrement dit, nous récusons le partage entre le coeur et la raison qui structure les débats sur la politique d’immigration : le cauchemar kafkaïen de la machine à expulser, c’est l’épouvante d’une rationalité devenue folle.

Qu’avez-vous découvert ?

Que la politique d’immigration est la clé de voûte de la politique sarkozyenne. Sa culture du résultat, c’est une culture, pas des résultats. On en prend conscience : elle n’en donne guère - pas plus dans l’économie que dans le sport ! Or l’immigration fait exception : « Regardez nos chiffres, dit le gouvernement, nous battons des records d’expulsions ! » Peu importe que cette politique ne soit pas rationnelle d’un point de vue économique, ni démographique, ni sociale. En fait, il s’agit seulement d’une rationalité politique. Ce qui compte, c’est l’affichage triomphal du volontarisme du chef : « Yes, he can ! » Mais la vérité de la politique du chiffre, ce sont seulement... les chiffres.

Il faut donc démonter cette machine, pour montrer qu’elle tourne à vide. L’opposition doit en tirer les leçons. Car la gauche modérée n’ose pas vraiment en contester le bien - fondé ; elle se contenterait volontiers de la rendre plus « humaine ». Quant à la gauche critique, en dénonçant une forme d’exploitation, elle concède trop facilement au gouvernement une rationalité économique qui, en réalité, lui fait défaut. Au fond, la politique d’immigration actuelle n’est ni tolérable humainement ni raisonnable économiquement. Il faut alors en tirer la conclusion : rien ne nous oblige à continuer ainsi. C’est une politique choisie, et non subie. Telle est donc notre interpellation, avec les 2 000 exemplaires du livre distribués aux élus, aux préfets : « Cette France-là, vous l’aimez ? Vous pouvez la changer ! »

Propos recueillis par Jean-Gabriel Fredet

5 mars 2009

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Le Grand Journal de Canal+, Éric Besson était l’invité de l’émission, Ali Badou a consacré sa chronique au volume 1.

Flash - 763 octets
Canal+, Le Grand Journal

4 mars 2009

Médiapart : Immigration, contrôle d’identité d’une politique

Entretien avec Emmanuelle Cosse, Michel Feher et Antonin Sopena

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Lien http://www.mediapart.fr/journal/cul...

Documents Immigration, contrôle d’identité d’une politique [PDF - 108.2 ko]

C’est généralement en 1974 qu’on fait débuter la mise en œuvre d’une nouvelle politique d’immigration en France, les gouvernements suivants, de gauche comme de droite, s’inscrivant dans ce référent. La politique d’immigration de Nicolas Sarkozy vous apparaît-elle en rupture ou en continuité ?
EMMANUELLE COSSE : Dès la campagne présidentielle, au printemps 2007, Nicolas Sarkozy a présenté l’immigration et l’identité nationale – ainsi que leur articulation dans les attributions d’un ministère inédit – comme deux domaines privilégiés de la « rupture » qu’il se proposait d’accomplir. Il s’est donc agi pour nous de prendre sa proclamation au sérieux, en nous interrogeant sur la consistance de cette rupture annoncée. Assistons-nous seulement à la poursuite de la politique de fermeture relative des frontières qu’ont menée, comme vous l’indiquez, la plupart des gouvernements français depuis le milieu des années 1970 ? Faut-il réduire la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy à une simple reprise, éventuellement relookée et intensifiée, de celles que ces prédécesseurs conduisaient déjà ? Nous pensons plutôt que le président de la République est fondé, sinon à parler de rupture, du moins à proclamer qu’il innove réellement, et sur plusieurs plans. suite

28 février 2009

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Documents « Le livre noir de l’immigration » [PDF - 365.9 ko]

L’essentiel : Ouvrage collectif de contre-expertise de la politique d’immigration actuelle, "Cette France-là" sera distribué cette semaine à 2000 élus et fonctionnaires. Le contexte : Il montre que cette politique est simplement emblématique du volontarisme du Président. L’enjeu : Quotas et expulsions apparaissent incohérents et antiéconomiques. suite

25 février 2009

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Lien http://immigration.blogs.liberation...

C’est un ouvrage qui fera date. Un beau livre de 450 pages très documenté sur la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy. Intitulé cette France-là, il a été rédigé et édité à compte d’auteurs par un groupe d’universitaires, militants associatifs, journalistes constitués en une association baptisée, elle aussi cette France-là. En 2007, cette association s’était fait connaître par une campagne d’affichage. Une galerie de portraits d’étrangers expulsés de France (voir la photo ci-contre). Demain, jeudi 26 février, cet ouvrage sera distribué gratuitement, par porteur spécial, à tous les parlementaires, ministres, préfets, membres du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), etc. Il sera disponible en librairie le 6 mars. Michel Feher, philosophe et président de Cette France-là en résume les principaux points.

Nicolas Sarkozy se vante d’avoir été le premier chef d’Etat à doter la France d’une véritable politique d’immigration, qu’en pensez-vous ?

Disons plutôt qu’il est le premier à utiliser l’immigration comme faire-valoir du volontarisme en politique. Nicolas Sarkozy part du constat que les gens ne croient plus en la politique parce que les politiciens ne cessent de se réfugier derrière la complexité du monde pour justifier leur impuissance. Aussi se donne-t-il pour objectif de réhabiliter l’action publique en montrant que « quand on veut, on peut ». Mais quand la réalité résiste à sa volonté, que faire ? Le Président recourt à deux techniques. La première, c’est de multiplier les interventions en changeant sans cesse de sujet. Il s’agit d’étourdir les observateurs mais, à la longue, le risque est d’apparaître comme un Louis de Funès ou un Christian Clavier de la politique. Pour éviter un tel sort, la seconde technique consiste à se réserver un domaine d’élection, où la volonté présidentielle peut effectivement s’exercer. Telle est bien la fonction de la lutte contre l’immigration dite subie : montrer que le volontarisme présidentiel n’est pas un vain mot. Parce qu’expulser, c’est techniquement possible, il suffit de se donner des objectifs d’expulsions chiffrés, et d’appeler efficacité le fait de les tenir. Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, l’a bien compris : pour lui, la seule raison d’être de ces quotas, c’est « la capacité de l’administration à les atteindre. » D’une manière générale, la « culture du résultat » dont se réclame Nicolas Sarkozy se soucie moins des résultats obtenus que de leur aptitude à accréditer l’efficacité de la volonté du chef. À l’image de la gouvernance d’entreprise qui l’inspire, le régime actuel fonctionne avant tout au « crédit » : selon cette approche, l’entreprise mise moins sur la pertinence de son projet économique que sur le prestige qui s’attache à des rendements censés manifester son efficacité. La politique du chiffre dans le domaine de l’immigration n’est donc pas un à-côté de la politique générale de Nicolas Sarkozy, mais à la fois son révélateur et sa clé de voûte.

C’est un ouvrage qui fera date. Un beau livre de 450 pages très documenté sur la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy. Intitulé cette France-là, il a été rédigé et édité à compte d’auteurs par un groupe d’universitaires, militants associatifs, journalistes constitués en une association baptisée, elle aussi cette France-là. En 2007, cette association s’était fait connaître par une campagne d’affichage. Une galerie de portraits d’étrangers expulsés de France (voir la photo ci-contre). Demain, jeudi 26 février, cet ouvrage sera distribué gratuitement, par porteur spécial, à tous les parlementaires, ministres, préfets, membres du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), etc. Il sera disponible en librairie le 6 mars. Michel Feher, philosophe et président de Cette France-là en résume les principaux points.

Nicolas Sarkozy se vante d’avoir été le premier chef d’Etat à doter la France d’une véritable politique d’immigration, qu’en pensez-vous ?

Disons plutôt qu’il est le premier à utiliser l’immigration comme faire-valoir du volontarisme en politique. Nicolas Sarkozy part du constat que les gens ne croient plus en la politique parce que les politiciens ne cessent de se réfugier derrière la complexité du monde pour justifier leur impuissance. Aussi se donne-t-il pour objectif de réhabiliter l’action publique en montrant que « quand on veut, on peut ». Mais quand la réalité résiste à sa volonté, que faire ? Le Président recourt à deux techniques. La première, c’est de multiplier les interventions en changeant sans cesse de sujet. Il s’agit d’étourdir les observateurs mais, à la longue, le risque est d’apparaître comme un Louis de Funès ou un Christian Clavier de la politique. Pour éviter un tel sort, la seconde technique consiste à se réserver un domaine d’élection, où la volonté présidentielle peut effectivement s’exercer. Telle est bien la fonction de la lutte contre l’immigration dite subie : montrer que le volontarisme présidentiel n’est pas un vain mot. Parce qu’expulser, c’est techniquement possible, il suffit de se donner des objectifs d’expulsions chiffrés, et d’appeler efficacité le fait de les tenir. Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, l’a bien compris : pour lui, la seule raison d’être de ces quotas, c’est « la capacité de l’administration à les atteindre. » D’une manière générale, la « culture du résultat » dont se réclame Nicolas Sarkozy se soucie moins des résultats obtenus que de leur aptitude à accréditer l’efficacité de la volonté du chef. À l’image de la gouvernance d’entreprise qui l’inspire, le régime actuel fonctionne avant tout au « crédit » : selon cette approche, l’entreprise mise moins sur la pertinence de son projet économique que sur le prestige qui s’attache à des rendements censés manifester son efficacité. La politique du chiffre dans le domaine de l’immigration n’est donc pas un à-côté de la politique générale de Nicolas Sarkozy, mais à la fois son révélateur et sa clé de voûte.

N’est-ce pas une forme de populisme ?

Cette politique se fait sur le dos d’une minorité fragile. Et cela évoque effectivement des précédents inquiétants. Toutefois, dans les années 30, le populisme s’en prenait aux étrangers en les accusant de corrompre une identité française immuable. Il s’agissait de protéger la Nation contre la menace cosmopolite. Là, le discours est pratiquement inversé. On nous dit que pour maintenir une société ouverte, démocratique, accueillante à la diversité, il faut filtrer les frontières et éloigner les indésirables, car les candidats au séjour appartiennent souvent à des cultures rétrogrades et antidémocratiques. Ce n’est pas un hasard si Nicolas Sarkozy accorde autant d’importance dans ses discours à l’égalité des sexes. N’est-ce pas ainsi qu’il définit l’identité nationale ? En clair, c’est justifier le contrôle obsessionnel des frontières au nom de nos valeurs les plus progressistes. Cette articulation entre ouverture et fermeture est inédite dans le discours politique.

Pourquoi l’opposition ne démonte-t-elle pas cette rhétorique ?

La doxa dit que cette politique est populaire. Or, la gauche modérée souffre d’avoir perdu les classes populaires, et comme celles-ci sont supposées ne pas aimer les étrangers, les socialistes ne vont pas prendre de risques. Mais outre sa pusillanimité, la gauche commet un contresens politique en déclarant : « on fera la même chose que la droite, mais avec plus d’humanité ». Autrement dit, la droite est raisonnable mais manque de cœur – alors que c’est la rationalité de la politique actuelle qui pose problème. Pour sa part, la gauche radicale s’efforce courageusement de conjurer l’éventuelle xénophobie des classes populaires en les invitant à la solidarité avec les étrangers au nom d’une commune précarité. Mais selon elle, la principale préoccupation de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration serait de fournir aux patrons une main d’œuvre corvéable à merci. Il nous semble que c’est une erreur d’analyse : comment expliquer en effet que la majorité des étrangers expulsés correspondent à ce signalement ? Ne voit-on pas se former des associations de petits patrons mécontents qu’on les prive de leurs salariés ? Bref, gauche modérée et gauche radicale se retrouvent pour gratifier la politique d’immigration d’une rationalité économique – pragmatisme trop froid ou utilitarisme cynique. Or il n’en est rien : le traitement de l’immigration s’inscrit dans une recherche politique du crédit et non dans la poursuite économique du profit. Le néolibéralisme n’est pas le libéralisme.

Distinguer immigration « subie » et immigration « choisie » a-t-il selon vous un sens ??

C’est effectivement le trait distinctif de la rhétorique présidentielle. Mais encore une fois, il s’agit d’une rationalité politique qui ne doit rien au pragmatisme économique. Le problème qui se pose à la droite française est le suivant : comment fidéliser l’ancien électorat du Front national sans priver les employeurs de la main-d’œuvre dont ils ont besoin ? La solution de Nicolas Sarkozy consiste à dire qu’il y a deux catégories d’immigrés : « subis », dont l’immigration familiale serait la source et que l’on peut renvoyer chez eux, et « choisis », qu’il est bon d’accueillir en fonction de la relance sélective de l’immigration de travail. Seulement cette division n’a aucun sens : car les travailleurs « choisis » ont ou auront une famille, tandis que les étrangers « subis » de l’immigration familiale travaillent ou travailleront.

Les étrangers font-ils concurrence aux nationaux sur le marché du travail ?

Quand la main d’œuvre étrangère se substitue à la main d’œuvre nationale, cela peut effectivement faire baisser les salaires. En revanche, quand il y a complémentarité entre ces deux types de main d’œuvre, ce qui est largement le cas dans un marché du travail segmenté, les salaires des Français ne baissent pas, au contraire. Tous les économistes sérieux s’accordent sur ce point.

La politique d’immigration de Sarkozy a-t-elle des effets pervers ?

En termes d’intégration, on ne peut que le constater. Nicolas Sarkozy dit qu’il ne faut pas pénaliser les étrangers qui ont fait l’effort d’être en règle. Pour mieux intégrer les uns, il faudrait expulser les autres et, à cette fin, les interpeller. Mais sur quels critères ? En ciblant ceux qui ont l’air étranger. Le climat de suspicion que crée une telle pratique ne peut qu’avoir un impact négatif sur ceux que l’on cherche à intégrer (sans parler des « minorités visibles », pourtant bien françaises) et tend en outre à dissuader les immigrés « choisis » de venir en France. En revanche, la multiplication des interpellations sert la culture du résultat en vigueur au sein de la police. Celle-ci est en effet jugée efficace lorsqu’elle affiche un bon « chiffre » de délits constatés et élucidés. Or, à la différence d’un vol ou d’un assassinat, des délits tels que les infractions au droit du séjour présentent l’avantage d’être simultanément constatés et élucidés…

Pourquoi n’entend-on aucun contre-discours sur l’immigration dans la société ?

La seule opposition réelle vient des associations mais, malgré leurs mobilisations, elles ne représentent pas un lobby très puissant. Dans d’autres domaines, comme la santé ou l’éducation, les ministres sont confrontés à la compétence de syndicats puissants. Ils sont donc obligés d’avoir en retour un minimum de connaissances dans leur domaine de responsabilités. A contrario, on ne peut qu’être frappé par la grande ignorance des politiques sur les questions d’immigration. C’est une raison d’être de notre travail : par un discours argumenté, mettre en cause la rationalité de la politique menée – et pas seulement nous indigner de ses conséquences.

Avec la crise, certains gouvernements étrangers, britannique notamment, on imaginé de nouveaux dispositifs pour renvoyer les étrangers chez eux, on ne voit rien poindre de la sorte en France, pourquoi ?

Nicolas Sarkozy est encore dans une phase où il pense pouvoir agir sur la crise elle-même. Mais s’il s’en révèle incapable, on peut craindre qu’il réinvestisse le domaine où sa volonté rencontre moins de frustrations.

Propos recueillis par Catherine Coroller

Cette interview a été publiée en version courte dans Libération papier daté du 25 février, accompagnée d’autres articles.

25 février 2009

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