Le Monde, « Le collectif "Cette France-là", une alliance hétéroclite »

publié le 5 mai 2010

Le Monde, dans son édition du 4 mai, a consacré un ensemble de deux articles à l’audit de la politique d’immigration du gouvernement et au collectif Cette France-là (voir ci-dessous).

L’audit sur la politique migratoire qui doit être lancé, mardi 4 mai, à l’Assemblée nationale, réuni une alliance hétéroclite d’élus et de militants. A l’origine de cette démarche, il y a un collectif "Cette France-là". Il s’est fait connaître en 2008 en publiant un livre, présenté comme des "annales" de la politique migratoire "répressive" de Nicolas Sarkozy. Le deuxième volume est sorti début avril. "Cette France-là" rassemble des journalistes et des intellectuels de gauche liés à la revue politique et culturelle Vacarme.

C’est "Cette France-là" qui a sollicité les élus pour participer à son audit. Une vingtaine de parlementaires ont répondu à l’appel. Parmi eux, huit élus socialistes — dont la députée européenne Sylvie Guillaume —, le député européen MoDem Jean-Luc Benhamias, l’eurodéputée d’Europe Ecologie Eva Joly, la députée du Parti de gauche Martine Billard, le député Vert Noël Mamère et deux élus UMP, Françoise Hostalier et Etienne Pinte. Ces élus réunissent toutes les écoles de pensée sur l’immigration : des plus "libres-circulationnistes" aux partisans d’une "immigration régulée" au "cas par cas".

Le PS divisé

Ces parlementaires sont engagés dans l’audit en marge de leurs partis politiques. Les deux députés UMP, très impliqués dans les dossiers d’immigration, sont toutefois des habitués de l’exercice. Leurs dissidences répétées de la majorité ne suscitent guère plus que des haussements d’épaules dans leur camp.

La démarche est plus complexe pour les élus socialistes. Ils sont certes emmenés par la députée Sandrine Mazetier, secrétaire nationale en charge des questions d’immigration. Mais depuis presque toujours, le PS, comme sur d’autres sujets, est divisé sur les réponses à apporter à la problématique de l’immigration.

La dernière position du bureau national sur ce thème, adoptée au mois de novembre 2009, en atteste : le PS propose à la fois "une large régularisation" des sans-papiers et "une politique d’immigration régulée". Les socialistes sont par ailleurs partisans du droit de vote des étrangers aux élections municipales.