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Lien Asylum seekers bulldozed out of Calais

Michel Feher était l’invité de l’émission « Crossroads debate » sur RFI, le 6 octobre 2009, à propos de l’évacuation de la « jungle » de Calais.

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RFI, Crossroads debate

« Asylum seekers bulldozed out of Calais »

24 novembre 2009

Éric Besson au miroir des frères Coen

Tribune publiée dans LeMonde.fr

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Auteur Michel Feher

Lien Éric Besson au miroir des frères Coen

Éric Besson n’est pas un traître. Pour s’en convaincre, il suffit d’évoquer Miller’s Crossing, le beau film des frères Coen. Le héros de cette histoire est le lieutenant fidèle d’un caïd qui règne sur une ville aux allures de Chicago. Comprenant que son chef, menacé par une bande rivale, s’est enferré dans une stratégie suicidaire, il décide de feindre une trahison. Il s’agit pour lui de se faire enrôler chez les rivaux et, en les abreuvant de mauvais conseils, de ruiner leur projet d’usurpation. Toutefois, pour être sûr que son plan ne sera pas éventé, le faux traître n’en a soufflé mot à personne. Aussi va-t-il vivre un enfer tout au long du film : car tandis que ses amis, qu’il affecte de trahir, le honnissent et jurent de se venger, pour leur part, les adjoints de l’usurpateur auquel il fait mine de prêter allégeance lui vouent une méfiance non moins haineuse. suite

24 novembre 2009

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Eric Fassin, membre de Cette France-là, était l’invité de la « matinale » de France-Inter le 27 octobre face à Max Gallo pour débattre de l’identité nationale.

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France-Inter [1/2]
Eric Fassin face à Max Gallo dans un débat sur l’identité nationale (1ère partie)
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France-Inter [2/2]
Eric Fassin face à Max Gallo dans un débat sur l’identité nationale (2e partie).

28 octobre 2009

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France 3, dans son journal Soir 3, du mardi 27 octobre a consacré un reportage sur l’identité nationale et a interviewé Michel Feher, membre de Cette France-là.

Flash - 1 ko
France 3, Soir 3
reportage sur l’identité nationale

28 octobre 2009

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Lien Ouest France du 13 août 2009

Le poids de l’humain est faible face à la raison d’État, démontrent des militants qui ont publié un recueil de témoignages.

Français, vous ne pouvez pas ne pas savoir. Le gros volume cartonné édité par l’association Cette France-là décrit quatre-vingts situations de clandestins, expulsés en 2007 et 2008.

On a le choix des évocations. Prenons l’une des plus banales. Samira, 23 ans, Marocaine venue, avec sa soeur, rejoindre, il y a sept ans, son père ouvrier agricole en France depuis trente-cinq ans. Il n’obtient pas le regroupement familial. Un contrôle routier et voilà Samira embarquée de force sur un bateau pour Tanger, se retrouvant au Maroc sans relation.

Il y a aussi ces pères expulsés, laissant leur femme enceinte ou leurs enfants sans ressources. Ces Sri Lankais ou Kosovars renvoyés chez eux à leurs risques et périls. Il arrive toutefois que la mobilisation d’associations et d’élus ou la décision des tribunaux administratifs aient raison d’arrêtés préfectoraux iniques.

C’est que les préfets se font taper sur les doigts si le quota annuel de 25 000 expulsions, fixé par Brice Hortefeux à l’époque, n’est pas rempli. Alors on arrête...

Même dans les files d’attente de demandes de régularisation, témoigne Cette France-là. Dans les commissariats, un chiffre d’interpellations est fixé et, dix jours avant Noël, un officier de police zélé appelle à ne pas relâcher l’effort.

Le préfet de police de Paris réprimande le patron d’Air France en lui signalant les pilotes qui ont refusé de collaborer ou le félicite dans le cas inverse, nom du pilote cité dans la lettre officielle. Les agences pour l’emploi sont priées de collaborer.

Mais, s’interrogent les auteurs de ce livre instructif, que dire des employés de préfecture qui font traîner les dossiers et dont certains avouent crûment exécuter une mission de sauvetage du système social français mis à mal par les étrangers. C’est parfois eux qui nourrissent la machine à expulser en prolongeant la clandestinité.

Didier EUGÈNE.

13 août 2009

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Dans le cadre du festival d’Avignon, le Théâtre des idées a organisé un débat en juillet 2009, « Quelle poétique et quelle politique des frontières ? » avec l’historien Gérard Noiriel et le philosophe, et président de l’association Cette France-là, Michel Feher. Débat animé par Nicolas Truong [1].

IMG/mp3/Avignon-2009_Le_Theatre_des_Idees_Quelle_poetique_et_quelle_politique_de_la_frontiere-2.mp3
Avignon, le Théâtre des idées

Débat « Quelle poétique et quelle politique des frontières ? »

[1]l’enregistrement a été réalisé et mis à disposition par Télérama http://www.telerama.fr/scenes/les-d...

24 juillet 2009

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Éric Fassin, membre de Cette France-là, a répondu à une interview pour Nord-Éclair du 16 juin 2009. Elle est reproduite ci-dessous.

Éric Fassin, sociologue à l’École normale supérieure et membre du collectif « Cette France-là », est l’invité ce soir (mardi 16 juin 2009) du cycle de conférences sur la famille de la maison européenne des sciences de l’homme et de la société à Lille. Il y parlera de la problématique de l’immigration familiale.

Votre livre s’intitule « Leurs familles et les nôtres : regroupement familial et mariages binationaux à l’heure de l’immigration subie ». En quoi la politique d’immigration interroge-t-elle la notion de famille ?

Depuis 2005, Nicolas Sarkozy distingue entre immigration subie, surtout familiale, et choisie, de travail. Il revendique de « rééquilibrer » les deux. Mais en réalité, il n’a guère accru la seconde - moins encore avec la crise ; il se contente donc de restreindre la première, soit le regroupement familial et les mariages binationaux. Ainsi, on met de plus en plus de conditions juridiques et d’obstacles bureaucratiques. Or il s’agit bien d’une immigration légale, et non clandestine : le droit à la vie familiale est inscrit dans la Constitution et les textes européens. En fait, pour les étrangers en France, c’est de plus en plus un droit conditionnel. Donc, de moins en moins un droit.

Il y aurait une distinction opérée entre la famille franco-française et la famille étrangère ?

Les droits humains ne sont pas censés entériner une préférence nationale. Mais une fois qu’on a décidé de limiter l’immigration familiale, il faut bien traiter différemment les familles des étrangers. Et de suggérer que ce ne sont pas de vraies familles, avec un soupçon systématique : pour les étrangers, il n’y aurait que « mariages blancs » et « filiation blanche », reconnaissances de complaisance. En outre, au nom de l’intégration, on met des conditions au regroupement : langue, ressources. Le droit à la vie familiale doit-il être réservé aux francophones ? Et s’agissant de Français, imaginerait-on d’interdire aux pauvres de se marier ou d’avoir des enfants ?

Que traduit cette évolution politique de l’immigration familiale ?

Ce droit à géométrie variable engage une vision de la Nation. Avec les nouvelles lois sur l’immigration, on veut trier les étrangers selon qu’ils sont intégrables, ou pas. On considère donc l’intégration comme un préalable, non plus un résultat. C’est le contraire de l’intégration républicaine, où la Nation fonctionne comme une machine à intégrer. La République voulait fabriquer des Français. La France de Nicolas Sarkozy a renoncé à cette ambition républicaine — même quand elle s’en réclame. En 2007, pour justifier son discours sur l’identité nationale, le futur Président déclarait que celle-ci reposait sur des valeurs républicaines - et en particulier (par contraste avec « les immigrés »…) la liberté des femmes - « libres de se marier, libres de divorcer ». En France, aujourd’hui, les étrangères ne sont pas tout à fait libres de se marier, ni de divorcer d’un mari français violent, sous peine d’être expulsables. Les couples binationaux ne sont pas libres de ne pas se marier - s’ils veulent pouvoir vivre ensemble. Et les conjoints français d’étrangers eux-mêmes sont-ils vraiment libres aujourd’hui de se marier, quand on sait les embûches sur leur chemin ? Songeons au couple franco-chinois qui a préféré quitter la France, pour vivre plus libre en Chine…

Propos recueillis par Sébastien Leroy

Conférence à 17 h, à la MESHS, 2, rue des Canonniers, Lille

19 juin 2009

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